Guérir les mots blessés (5)
LES CELEBRATIONS
Il ne se passe pas de semaine sans qu’à la radio ou à la télé nous soyons invités à ‘’fêter’’ l’anniversaire de la mort de telle ou telle célébrité. Une mort festive ? À moins qu’il ne s’agisse de ‘’célébrer’’ les dix ans ou les trente ans de la disparition de telle autre…Sainte-Beuve a été parmi les premiers à employer abusivement ce verbe, ce n’est pas une raison pour l’imiter.
On célèbre un événement glorieux, une fête, une conclusion heureuse, une victoire. On peut célébrer la mémoire d’un individu méritant, célébrer son décès est d’un goût douteux.
L’usage de la langue française ne semble pas faire partie des matières enseignées dans les écoles de journalisme ( pas plus que la géographie mais c’est un autre problème…) L’étendue de leur vocabulaire n’est pas prise en compte dans les critères de choix des journalistes de radio et de télé. On peut quand même essayer de leur apprendre un nouveau mot : commémorer ( ou commémoration ) qui s’applique très bien à l’évocation d’un anniversaire douloureux. JP Silvestre
De retour de votre beau pays, amis français, je m'autorise aujourd'hui, dans la catégorie "Guérir les mots blessés" de vous poser à mon tour une question d'orthographe. Chez nous, cela se nomme un "Parc à conteneurs", et c'est, comme vous l'aurez compris, un endroit où les maris des "bonnes ménagères" portent régulièrement les déchets à recycler. Chez vous, cela s'appelle (et soyez attentifs aux consonnes et aux accents) soit : "déchetterie", selon l'Administration, soit "déchèterie", selon l'Académie française. Quoiqu'il en soit, traversant plusieurs villages lors de nos incursions Outre-Quiévrain, il nous est arrivé de rencontrer les deux types de panneaux indicateurs. Bizarre, n'est-il pas ? Qui pourrait m'expliquer la raison de cette dualité orthographique ??? Richard Lejeune