Lecture à la mansarde (1)
Lili inaugure la nouvelle rubrique "Lecture à la mansarde" ou il est question de venir lire à voix haute un extrait de livre aux membres de La mansarde.
Rassemblez les chaises, servez vous une tasse de thé et des sablés. J'ai rajouté une bûche dans la cheminée...
Lili a choisi de nous lire aujourd'hui un extrait de "Que ma joie demeure" de Jean giono :
"J'entends que la maison est calme et il n'y a plus de bruit ni dans les champs ni dans le ciel" Le vent passait très haut, au moins à deux kilomètres au dessus de la terre. C'était un vent montagnard, mais à un moment il s'abaissa. Il rencontra le gros nuage. Il commença à le varloper à grands coups, toujours silencieusement et le ciel fut bientôt plein de duvet comme si là-haut on s'était mis à plumer une oie. Une pluie d'ombre tomba sur la terre. Les gouttes étaient larges comme des champs, des prés, des sommets ou des flancs de collines. Les ombres marchaient sur la terre. Ce qui était couvert l'instant d'avant se découvrait ; les peupliers luisants s'arrêtaient de brûler avec leurs flammes froides, l'ombre passait. Au bord de la forêt Grémone, il y avait un champ de verveines. C'était un endroit solitaire. De là, on voyait l'étang. Les martins-pêcheurs faisaient le voyage d'un coup d'aile. Ils venaient dormir au frais sous les feuilles velues. Il y en avait parfois plus de cinquante accroupis sous l'herbe. Le soleil faisait luire le poil des feuilles et le petit liséré d'oeil que les martins-pêcheurs gardent ouvert même quand ils dorment. Quand le fond de l'herbe était bleu, ce n"était pas l'ombre mais l'aile d'un oiseau. Le martin-pêcheur sent le poisson, surtout sur le petit bourrelet jaune, à la charnière du bec et tout le long des quatre longues plumes rouges qui charpentent ses ailes. Car c'est avec ces plumes dures qu'il frappe les poissons, sous les nageoires de devant pour leur faire éclater la vessie d'air. Le cerf rencontra des buis qui étaient restés roux ..."J.Giono
Vous êtes tentés par l'expérience, alors n'hésitez pas. Déposez votre extrait à La mansarde...
Rassemblez les chaises, servez vous une tasse de thé et des sablés. J'ai rajouté une bûche dans la cheminée...
Lili a choisi de nous lire aujourd'hui un extrait de "Que ma joie demeure" de Jean giono :
"J'entends que la maison est calme et il n'y a plus de bruit ni dans les champs ni dans le ciel" Le vent passait très haut, au moins à deux kilomètres au dessus de la terre. C'était un vent montagnard, mais à un moment il s'abaissa. Il rencontra le gros nuage. Il commença à le varloper à grands coups, toujours silencieusement et le ciel fut bientôt plein de duvet comme si là-haut on s'était mis à plumer une oie. Une pluie d'ombre tomba sur la terre. Les gouttes étaient larges comme des champs, des prés, des sommets ou des flancs de collines. Les ombres marchaient sur la terre. Ce qui était couvert l'instant d'avant se découvrait ; les peupliers luisants s'arrêtaient de brûler avec leurs flammes froides, l'ombre passait. Au bord de la forêt Grémone, il y avait un champ de verveines. C'était un endroit solitaire. De là, on voyait l'étang. Les martins-pêcheurs faisaient le voyage d'un coup d'aile. Ils venaient dormir au frais sous les feuilles velues. Il y en avait parfois plus de cinquante accroupis sous l'herbe. Le soleil faisait luire le poil des feuilles et le petit liséré d'oeil que les martins-pêcheurs gardent ouvert même quand ils dorment. Quand le fond de l'herbe était bleu, ce n"était pas l'ombre mais l'aile d'un oiseau. Le martin-pêcheur sent le poisson, surtout sur le petit bourrelet jaune, à la charnière du bec et tout le long des quatre longues plumes rouges qui charpentent ses ailes. Car c'est avec ces plumes dures qu'il frappe les poissons, sous les nageoires de devant pour leur faire éclater la vessie d'air. Le cerf rencontra des buis qui étaient restés roux ..."J.Giono
Vous êtes tentés par l'expérience, alors n'hésitez pas. Déposez votre extrait à La mansarde...
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