Guérir les mots blessés (10)
- En wallon, ce que Jean-Pierre a fait avec le dernier billet de cette rubrique "Guérir les Mots blessés, on dirait qu'il m'a "stitchî"; c'est-à-dire, en bon fançais, qu'il m'a titillé ! Mais le prof, le passeur de mémoire que je suis resté jusqu'au tréfonds de moi-même ne peut en prendre ombrage, évidemment. Oserais-je immodestement avancer que cela me fait même plaisir ?
- ... Et pour rester dans le même sujet que son article, l'accord des verbes avec certains collectifs, je vous propose tout de go un dixième billet.
- J'ai insisté dans mon commentaire à Jean-Pierre, la semaine dernière, sur le bon sens qui devait, souvent, régir notre réflexion pour déterminer le choix entre un singulier ou un pluriel. Et aujourd'hui - notre langue étant ainsi faite -, je vais énoncer exactement le contraire.
- Ainsi, pour les deux expressions suivantes qui, si l'on se conformait à la logique mathématique, ne devraient absolument pas nécessiter l'accord que pourtant l'Académie nous oblige à respecter.
- 1. "Plus d'un", bizarrement, demande un verbe au SINGULIER. (Alors qu'en toute logique, plus d'un = au moins deux > notion de pluriel, s'il en est). Exemple : Plus d'un prisonnier était à plaindre.
- 2. "Moins de deux" qui, tout aussi bizarrement, demande le PLURIEL. (Dans mon esprit, moins de 2 = 1 ;donc notion de singulier). Exemple : Moins de deux mois se sont écoulés. Belle notre langue, et tellement femme ... (A mon tour de quelque peu "stitcher") Richard LEJEUNE
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