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Je vous invite ici même à venir parler de n'importe quel texte que vous avez lu et qui a laissé son empreinte en vous, que ce soit en bien ou en mal. Tous les genres sont les bienvenus, romans, essais, littérature classique et contemporaine, anticipation, BD, magazine, correspondances, texte trouvé dans la presse ou sur le net... et que sais-je encore...
Envoyez-moi votre ressenti dans un commentaire. Vous pouvez faire vos propositions tout au long de l'année.
Voici à quoi ressemble la bibliothèque de La mansarde (merci Antiochus) :

Il y a de quoi faire non?
Ce tableau est de Lynn Shaler, peintre américaine contemporaine.
Elle expose au Metropolitan Museum de N.York ainsi qu'au Victoria and Albert museum de Londres.

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E
Je m'invite aussi dans cette délicieuse bibliothèque ...j'amène le thé et les madeleines ( de Proust, bien entendu) !
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<br /> <br /> Viens y parler de tes lectures quand tu le désires! Nous en serons tous ravis! Tu as raison pour la madeleine, créons des souvenirs inoubliables!<br /> <br /> <br /> <br />
R
J'ai lu, hier, avec beaucoup d'émotion, d'abord, de plaisir ensuite parce qu'évoquant un pan d'histoire de ce XXème siècle au milieu duquel je suis né, ai grandi et me suis constitué : il s'agit des mémoires que nous offre à 80 ans Madame Simone Veil, sous le titre, emprunté à Maupassant : "Une Vie" <br /> <br /> Et j'ai très vite rencontré ce passage :<br /> <br /> "Soixante ans plus tard, lorsque je pense à la constance avec laquelle la Croix-Rouge internationale s'est efforcée de légitimer son comportement de l'époque, je reste ... à tout le moins perplexe."<br /> <br /> Cette phrase m'a remis en mémoire un ouvrage d'une densité sans pareille. Plus très roman depuis pas mal d'années, je fais pourtant une notable exception pour un seul, mais extraordinairement poignant, parce que extrêmement réaliste, livre de Patrick CAUVIN, inspiré d'un événement aussi inhumain qu'hypocrite : "Nous allions vers les beaux jours".<br /> <br /> Dans ce récit d'une gravité bouleversante, au-delà de l'histoire d'amour qui réunit deux jeunes Juifs, Cauvin nous remémore un moment, épouvantablement cynique, malheureusement réel, de la Deuxième Guerre mondiale quand les services nazis de la propagande, ne reculant devant aucune abjection, décidèrent de faire tourner un film, destiné précisément aux représentants de cette Croix-Rouge internationale, intitulé : "Le Führer offre un village aux Juifs" dans lequel les prisonniers eux-mêmes, dans une atmosphère de joie, travaillaient, manifestement heureux. <br /> <br /> Innommable mystification à laquelle beaucoup crurent ...
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<br /> <br /> Celà me fait penser aussi à la mystification concernant le moral des troupes lors de la première guerre mondiale lorsque le<br /> gouvernement racontait au peuple( pure propagande) que les combattants  avaient le moral au beau fixe alors qu'ils vivaient l'enfer et mourraient par milliers dans le<br /> bourbier des tranchées...<br /> L'autre jour j'ai aussi lu un article incroyable dans un hors série de Philosophie magazine. Celà concernait des voyages organisés pour les autrichiens (juste après la première guerre) en<br /> mal de sensations morbides. Il leur était proposé un voyage, bradé de surcroit,avec tout le confort qui va avec, dans le secteur de Verdun...Le tout présenté d'une façon fort gaie comme s'il<br /> s'agissait d'un voyage d'agrément.<br /> Vous avez raison, quel cynisme! Je me demande, concernant votre lecture, si la Croix rouge y a cru ou a fait semblant d'y croire. Parfois je me demande comment nous aurions réagi si<br /> nous avions vécu à cette époque. Je me souviens de ma grand-mère me racontant qu'elle était "allée donner à boire à des gens entassés dans un wagon à bestiaux". Sa maison surplombait la voie de<br /> chemin de fer sur la ligne Paris Strasbourg et je me souviens avoir ressenti un grand malaise après qu'elle m'ait raconté cet épisode de sa vie. J'avais envie de lui dire "et alors!<br /> c'est tout! Tu ne t'es pas posée plus de questions? Tu n'as pas cherché à savoir où on emmenait ces gens? C'est horrible à dire mais je suis persuadée qu'elle devait ressentir au fond d'elle<br /> l'horreur de ce qui se passait. Je n'ai pas osé aller plus loin dans la conversation. Je ne l'ai pas jugée non plus. Nous , nous savons, nous n'aurions aucune excuse si celà se reproduisait et si<br /> nous laissions faire...<br /> Ce n'est pas très gai tout ça. Mais je suis heureuse que vous veniez parler de vos lectures sur la "bibliothèque" et qu'ainsi vous la fassiez vivre. Je mettrai ce commentaire en article un de ces<br /> jours, soyez-en certain.<br /> <br /> <br /> <br />
R
C'est aussi simple que cela ? Ok.<br /> Merci pour cette explication : comme je ne suis pas "mal voyant", j'ai pu la lire sans problème; et comme je ne suis pas non plus "mal comprenant", je l'ai même déjà assimilée ...
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<br /> <br /> Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes...<br /> <br /> <br /> <br />
R
Simple question de vocabulaire. Dans une de vos réponses, vous employez l'expression totalement inconnue en Belgique : "Professeur des écoles".<br /> Quel titre, quelles activités recouvre-t-elle exactement ?
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<br /> Professeur des écoles c'est la nouvelle façon de désigner l'instituteur(trice) de l'école primaire. C'est comme "femme de ménage", maintenant on dit<br /> "technicien(ne) de surface"...<br /> <br /> <br />
R
Je ne sais trop, en fait, sinon chez M. Silvestre lui-même, où publier ces quelques considérations.<br /> <br /> En fait, tout est parti du début de la lecture, en cette fin d'après-midi, d'une autobiographie qui, déjà, alors que je n'ai "dévoré" que les quelque soixante premières pages, m'a pronfondément ému : il s'agit de "Une vie", de Madame Simone Veil.<br /> <br /> Je n'ai évidemment pas besoin de vous la présenter. Sachez simplement qu'ayant atteint 80 ans, elle nous offre ce cadeau de se raconter.<br /> <br /> Et, p. 54, je rencontre un passage qui, évidemment <br /> après être passé par le site d'Absalon, m'interpelle :<br /> <br /> "... nombre de Français, n'en déplaise aux auteurs du "Chagrin et de la pitié", ont eu un comportement exemplaire. Les enfants ont été, pour le plus grand nombre d'entre eux, sauvés grâce à toutes sortes de réseaux, comme la Cimade; je pense en particulier aux protestants du Chambon-sur-Lignon ..."<br /> <br /> Moi qui, au point de départ, ne voyais absolument pas comment, du fin fond de ma province belge, j'aurais pu l'aider dans ses recherches, j'en ai bien évidemment touché un mot à M. Silvestre et lui ai communiqué le lien suivant :<br /> <br /> http://www.chambon.org/lcsl_fr.htm<br /> <br /> Tout ceci pour en arriver à conseiller la lecture de deux choses :<br /> <br /> * Les mémoires de Madame Simone Veil<br /> <br /> * Les articles, historiquement édifiants, publiés sur le Net quand on tape simplement "Chambon-sur-Lignon".
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<br /> Coïncidence! hier soir sur France culture j'ai écouté une émission où il était question de ce livre et qui m'a donné envie de le lire!<br /> C'est JPSilvestre qui doit être content d'avoir pu réunir autant d'informations.<br /> <br /> <br />