La peinture du matin
Je vais consacrer plusieurs articles à cet immense peintre que représente Kees Van Dongen. D'origine néerlandaise (1877-1968) il passera une grande partie de sa vie à Paris.

Sa femme Augusta surnommée "Guus", très belle lui inspirera de nombreux portraits.

Comme Lautrec il fera de nombreux croquis et tableaux inspirés par le milieu de la prostitution de l'époque.
Il fréquentera le milieu anarchiste parisien.
Considéré comme le précurseur du fauvisme, sa peinture évoluera peu à peu vers une peinture réaliste aux accents violents tant au niveau du trait que de la couleur (talent incroyable dans l'utilisation du vert au niveau des portraits) et fera figure d'exception au milieu des Fauves.
Il se liera avec Picasso et Fernande Olivier deviendra leur modèle commun.
Ses yeux étirés en amandes apparaissent dans nombre de ses portraits.
Il sera surnommé "le peintre des névroses élégantes" et délaissant son style à part pour ne peindre que des portraits de "bourgeoises", il sera décrié par ses confrères.
Pendant la guerre il va hélas se fourvoyer avec le régime nazi, ce qui signera la fin de sa carrière. Son oeuvre sera refusée dans les salons d'après guerre pour ne réapparaître qu'en 1959.
Malgré ce destin à l'issue sombre et décevante , je persiste à penser que ce que nous offre aujourd'hui sa peinture représente ce qu'il y avait de meilleur en lui.
Et pour vous donner "l'eau à la bouche", voici un petit aperçu de ce qui vous attend.
