Les grands maîtres du haïku (Bashô)

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Aujourd'hui place au haïkiste le plus célèbre  : Bashô (de son vrai nom Matsuo Munefusa) 
Il fait l'objet au Japon d'une véritable vénération.

Source photo Wikipedia


Fils de samouraï, il naquit en 1644  et disparut à l'âge de 50 ans.
Moine laïc, il passa la majeur partie de sa vie à voyager, capable d'entreprendre un périple dans le seul but d'aller contempler la lune d'automne...
Il faut dire que dans le Japon d'alors, la poésie occupait une place importante et pour parvenir aux plus hautes fonctions de l'Etat il fallait passer un examen d'histoire et...de poésie. Mais c'était une poésie très conformiste à l'image du Japon d'alors, strict et rigide. L'art haïkiste est né par réaction, d'où certains haïkus impertinents, insolents et humoristiques!

Le style de Bashô non dénué d'humour, exprime la beauté de la vie à travers les choses les plus simples et les plus humbles.
A méditer amis haïkistes...

Au coeur de la lande
L'alouette chante
Libre du monde

                                                Première averse de printemps
                                                Maintenant mon nom sera 
                                                                 "l'errant"

Regarde, regarde,
Les vraies fleurs
De ce monde de souffrance

                                                                                                       Une nuit à écouter
                                                                                            La pluie s'écoulant dans la bassine
                                                                                             Le bananier ploie sous les rafales

Rien ne montre dans leur cri
Qu'elles vont mourir
Les cigales

                                             
                                               et le dernier , quelle trouvaille!      Herbes d'été
                                                                               Tout ce qui reste
                                                                           De la gloire des soldats




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Publié dans Haïkus

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M
Ils sont d'une grandes subtilités.Mais parfois c'est difficile de les comprendre nous n'avons pas la même façon de penser.J'aime beaucoup le 3 et 6.Bon faut que je rends ma copie.avant ce soir.
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<br /> <br /> Je pense au contraire que cette observation de la nature et des gens coule de source que l'on soit oriental ou<br /> occidental. J'attend ton haïku alors.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Je suis toujours en stage de haïku...probabalement de longue durée ! Pourrais-je avoir l'honnêteté de dire que je trouve cela un peu hermétique disons-le... un gros mot ?? aidez-moi à entrer dans la magie !
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<br /> Cette succession d'articles je ne vous le cache pas était destinée à nous faire tous entrer dans la magie, il<br /> semblerait que pour vous ça ne fonctionne pas.<br /> Le plus important dans la lecture d'un haïku c'est de l'appréhender tel qu'il est, il n'y a pas de sens caché, c'est du premier degré, une capture de l'instant. Si l'on cherche autre chose il y a<br /> un grand risque d'être déçu...Et c'est toute la différence avec notre poésie classique, même si parfois on s'autorise un peu de métaphore dans le haïku, il ne faut pas en abuser.<br /> <br /> <br />
M
Je suis d'accord avec toi, le dernier est une petite merveille.
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<br /> Contente que tu l'ais remarqué!<br /> <br /> <br />
J
J'étais entrain d'en chosir un plus que les autres et à force de les lire et les relire je finis par les aimer tous au même niveau.Jean-Yves
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<br /> <br /> Perso je trouve le dernier saisissant, il souligne bien le côté stérile et absurde de la gloriole.<br /> <br /> <br /> <br />
:
de beaux écrits dont certains poussent à la méditation !Trinity
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<br /> Ce serait difficile de rester insensible devant tant de beauté et de mélancolie.<br /> <br /> <br />