Un tableau-Des mots (1)
Poème proposé par Lili notre poète brodeuse et accompagnant le tableau du papillon:

Le Papillon (de Lamartine)
Naître avec le printemps, mourir avec les roses
Sur l'aile du Zéphyr nager dans un ciel pur
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses
S'enivrer de parfums de lumières et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
Texte publié par JeanD notre peintre. et accompagnant également le tableau du papillon:

Cat, je ne vous félicite pas! Votre bestiaire commence par un drôle de zigue! Je veux bien croire que vous n'étiez pas au courant et que la chronique judiciaire vous est aussi étrangère que les belles manières le sont à la légion, mais la réputation de ce papillon là effraye encore dans nos sillons et nos campagnes.
Rappelez-vous comme il savait jouer de son charme azuréen pour endormir la confiance de ses futures victimes cet escroc matiné d'agent double, infâme colporteur en vices. .Enivrées de nectars, elles voyaient leurs secrets ,fortune et avenir s'envoler avec lui.
Il ne restait aux malheureuses dupes que la lie de la honte à boire au fond de leurs calices.
On vit même, funeste conséquence, une araignée filer la corde pour s'y pendre.
Ailes repliées, il empruntait leurs couleurs aux murailles, fussent-elles en béton. Ainsi méconnaissable, invisible à l'oeil de la justice et de la bonne foi, il attendait qu'un jour nouveau mette sur son chemin quelque nouvelle proie.
C'est bien ce qui arriva à ce malheureux pensionnat de jeunes papillones devant lesquelles, exhibitionniste pulsionnel, il ouvrit ses ailes vivement.
Ce qu'elles virent, sur lequel je ne m'étendrais pas, fit rosir leurs ailes pudiques qui conservèrent hélas ce ton les désignant à l'opprobre de tous. Une effrontée restée blanche fut renvoyée prestement.
Ce ne sont là que quelques exemples mais Cat,non! ne me parlez plus de ce séducteur pernicieux qui suscite encore tant d'admiration , même cloué au pilori. JeanD. dit "La dentellière"