Cultivons-nous (1)

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Désirant, à l'invitation de Cat, poursuivre la "série" entamée la semaine dernière à propos des noms propres devenus noms communs, d'après l'ouvrage de Jean Maillet, publié chez Albin Michel, je vous propose aujourd'hui trois nouveaux exemples, honorant cette fois la lettre B.
(Peut-être, Cat, plutôt qu'engranger ces billets dans la catégorie "Lecture à la Mansarde" où j'avais déposé le premier, pourriez-vous en créer une nouvelle chapeautée d'un titre de votre choix ?)


1. BADMINTON
En 1873, un banquet fut organisé à la résidence du duc de Beaufort en présence d'officiers anglais de l'armée des Indes. Au cours de leur séjour dans ce qui était alors une colonie britannique, ces hommes avaient pris pour habitude de jouer au "poona", un jeu utilisant une raquette et un volant, que pratiquaient les Indiens eux-mêmes.
A la fin du banquet en question, un orage éclata qui contraint les invités à organiser la partie de "poona" qu'ils avaient escomptée à l'intérieur même de la résidence du duc. En guise de volant, ils choisirent d'utiliser un bouchon de champagne auquel ils fixèrent quelques plumes.
Et de "poona", le jeu qui devait rapidement connaître un énorme succès dans les stations balnéaires britanniques et qui, par parenthèses, depuis les Jeux de Barcelone, en 1992, est devenu officiellement discipline olympique, fut rebaptisé "badminton" simplement parceque la résidence du duc de Beaufort s'appelait Badminton House.
2. BAKÉLITE
Cette résine synthétique, thermodurcissable, sorte de matière plastique utilisée en guise d'isolant, mais aussi pour la fabrication de certains objets, fut inventée en 1906 par un chimiste belge naturalisé américain Leo Hendrik Baekeland.
3.
BALDAQUIN
Ce terme doit son origine à "Baldacco", qui correspondait, en toscan ancien, à la dénomination de la ville irakienne de Bagdad, capitale du pays et centre de nombreux ateliers réputés pour la confection de soieries brodées d'or très recherchées au Moyen Âge.
Ce n'est que dans la première moitié du XVIIIème siècle qu'il devint un nom commun ressortissant au domaine de l'ameublement pour désigner un dais garni de tentures surplombant un lit dont on voit rarement un exemplaire chez les antiquaires, mais plus souvent dans les châteaux que l'on visite, ou dans les films historiques. Richard Lejeune
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J
Qu'il est bon de retourner la terre de temps en temps pour laisser respirer la culture...<br /> Jean-Yves
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N
Merci pour ces enrichissantes explications.
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J
Tout à fait à mon goût cette chronique. <br /> Je propose, afin d'en profiter plus longtemps, qu'il y ait vingt-huit lettres ou trente lettres à l'alphabet.
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R
Quelle horreur !!<br /> Je vous assure qu'il ne resemble en rien à ce que j'avais envoyé. Un véritable massacre !<br /> (Car ce que je vous avais adressé était tout à fait dans la droite ligne de mes commentaires, tels qu'ils apparaissent pour l'instant)<br /> <br /> Alors, vraiment, je ne puis, seul, résoudre ce "problème".
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<br /> Vous voyez que je suis de bonne foi. A mon avis à partir d'une certaine longueur de texte, ils "compactent"! J'essaierai<br /> d'aérer encore plus désormais...<br /> <br /> <br />
R
Il est vrai qu'Over-blog me semble peu performant ces temps-ci : mais d'après ce que j'ai lu, notamment chez vous, il y aurait projets de restructuration; laissons-leur donc le bénéfice du doute et, surtout, accordons du temps au temps ...<br /> <br /> Néanmoins, et pour ce qui concerne plus spécifiquement la typographie, je ne comprends pas bien votre problème : si je prends comme exemple mon commentaire de 12, 49 H. ci-dessus, il apparaît ici parfaitement aéré, exactement dans la forme que je vous ai fait parvenir ... Pourquoi un texte comme celui de ce matin ne peut-il alors pas se présenter de la même manière ? (Excusez mon impéritie en matière informatique, mais je ne suis pas toujours (pas souvent ?) très habile en manipulations; et encore moins en explications ...)
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<br /> Voilà comment j'ai reçu celui de ce matin...je le copie-colle :<br /> <br /> Désirant, à l'invitation de Cat, poursuivre la "série" entamée la semaine dernière à propos des noms propres devenus noms communs, d'après l'ouvrage de Jean Maillet,<br /> publié chez Albin Michel, je vous propose aujourd'hui trois nouveaux exemples, honorant cette fois lettre B. (Peut-être, Cat, plutôt qu'engranger ces billets dans la catégorie "Lecture à la<br /> Mansarde" où j'avais déposé le premier, pourriez-vous en créer une nouvelle chapeautée d'un titre de votre choix ?) 1. BADMINTON En 1873, un banquet fut organisé à la résidence du duc de Beaufort<br /> en présence d'officiers anglais de l'armée des Indes. Au cours de leur séjour dans ce qui était alors une colonie britannique, ces hommes avaient pris pour habitude de jouer au "poona", un jeu<br /> utilisant une raquette et un volant, que pratiquaient les Indiens eux-mêmes. A la fin du banquet en question, un orage éclata qui contraint les invités à organiser la partie de "poona" qu'ils<br /> avaient escomptée à l'intérieur même de la résidence du duc. En guise de volant, ils choisirent d'utiliser un bouchon de champagne auquel ils fixèrent quelques plumes. Et de "poona", le jeu qui<br /> devait rapidement connaître un énorme succès dans les stations balnéaires britanniques et qui, par parenthèses, depuis les Jeux de Barcelone, en 1992, est devenu officiellement discipline<br /> olympique, fut rebaptisé "badminton" simplement parce que la résidence du duc de Beaufort s'appelait Badminton House. 2. BAKÉLITE Cette résine synthétique, thermodurcissable, sorte de matière<br /> plastique utilisée en guise d'isolant, mais aussi pour la fabrication de certains objets, fut inventée en 1906 par un chimiste belge naturalisé américain Leo Hendrik Baekeland. 3. BALDAQUIN Ce<br /> terme doit son origine à "Baldacco", qui correspondait, en toscan ancien, à la dénomination de la ville irakienne de Bagdad, capitale du pays et centre de nombreux ateliers réputés pour la<br /> confection de soieries brodées d'or très recherchées au Moyen Âge. Ce n'est que dans la première moitié du XVIIIème siècle qu'il devint un nom commun ressortissant au domaine de l'ameublement<br /> pour désigner un dais garni de tentures surplombant un lit dont on voit rarement un exemplaire chez les antiquaires, mais plus souvent dans les châteaux que l'on visite, ou dans les films<br /> historiques.<br /> <br /> <br /> Du compacté vous dis-je!!!<br /> <br /> <br /> <br /> <br />