Lecture à la mansarde (5)

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  • Puisque la mansarde, enfin, est réouverte et surtout chauffée - (nous avons certaines nuits atteint les 20 ° sous zéro, à l'est de la Belgique ces dernières semaines), je viens vous y lire un court poème de Paul Eluard, rédigé en 1942 (avec tout ce que, historiquement, cela sous-entend !) et intitulé "Couvre-feu" :

    " Que voulez-vous la porte était gardée
    Que voulez-vous nous étions enfermés
    Que voulez-vous la rue était barrée
    Que voulez-vous la ville était matée
    Que voulez-vous elle était affamée
    Que voulez-vous nous étions désarmés
    Que voulez-vous la nuit était tombée
    Que voulez-vous nous nous sommes aimés. "


Article rédigé par Richard Lejeune

Photo de Lee Miller
Max Ernst, L.Carrington et Paul Eluard
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Publié dans billets d'humeur

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J
Je hais les poètes !<br /> J'envie leur talent.<br /> Pourquoi ne puis-je écrire comme eux ?<br /> Merci quand même, cher Richard, de nous avoir rappelé, ou révélé ? ce joli texte.<br /> Jean-Pierre
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<br /> Heureuse de vous revoir ici!<br /> <br /> <br />
J
Pour ceux qui aiment Paul Eluard. je vous recommande ce site :<br /> http://www.paul-eluard.com/sommaire.html<br /> ou alors un autre <br /> http://eluardexplique.free.fr/index.html<br /> Jean-Yves
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C
Bien que laissant le champs libre à Richard pour répondre aux commentaires, je me pemettrai de rajouter qu'à travers mes lectures j'ai souvent constaté que les temps de guerre rendent les sentiments plus forts. cf ma dernière lecture, le dernier roman d'E.E.Schmidt "Ulysse"
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A
l'amour serait-il le dernier refuge ?
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L
yavaitqu'çaquafaire .... et ils ont eu bien raison - lol - jolie photo de Miller - bisous du soir
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