Cadeau poétique par Litteratus

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Ce matin Litteratus nous a fait cadeau de quelques vers de Théophile Gautier, une évocation de mansarde des plus poétiques et des plus troublantes que je vous laisse découvrir :

Celà tombe bien chers mansardien(ne)s, puisque très bientôt, quand vous m'aurez rendu vos textes, je vous ferai des révélations inattendues sur La mansarde bleue...


  • Sur les tuiles où se hasarde
    Le chat guettant l’oiseau qui boit,
    De mon balcon
    une mansarde
    Entre deux tuyaux s’aperçoit.

    Pour la parer d’un faux bien-être
    Si je mentais comme un auteur,
    Je pourrais faire à sa fenêtre
    Un cadre de pois de senteur,

    Et vous y montrer Rigolette
    Riant à son petit miroir,
    Dont le tain rayé ne reflète
    Que la moitié de son œil noir ;

    Ou, la robe encor sans agrafe,
    Gorge et cheveux au vent, Margot
    Arrosant avec sa carafe
    Son jardin planté dans un pot ;

    Ou bien quelque jeune poète
    Qui scande ses vers sibyllins,
    En contemplant la silhouette
    De Montmartre et de ses moulins.

    Par malheur, ma mansarde est vraie ;
    Il n’y grimpe aucun liseron,
    Et la vitre y fait voir sa taie,
    Sous l’ais verdi d’un vieux chevron.

    Pour la grisette et pour l’artiste,
    Pour le veuf et pour le garçon,
    Une mansarde est toujours triste :
    Le grenier n’est beau qu’en chanson.

    Jadis, sous le comble dont l’angle
    Penchait les fronts pour le baiser,
    L’amour, content d’un lit de sangle,
    Avec Suzon venait causer.

    Mais pour ouater notre joie,
    Il faut des murs capitonnés,
    Des flots de dentelle et de soie,
    Des lits par Monbro festonnés.

    Un soir, n’étant pas revenue,
    Margot s’attarde au mont Breda,
    Et Rigolette entretenue
    N’arrose plus son réséda.

    Voilà longtemps que le poète,
    Las de prendre la rime au vol,
    S’est fait
    reporter
    de gazette,
    Quittant le ciel pour l’entresol.

    Et l’on ne voit contre la vitre
    Qu’une vieille au maigre profil,
    Devant Minet, qu’elle chapitre,
    Tirant sans cesse un bout de fil.

    Théophile Gautier (1811-1872)  L'excellent blog de litteratus à découvrir ici

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Publié dans le coin des poètes

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J
Commençons par un bonjour à tous puisqu'aussi bien la souris de l'ordi ayant pris la clef des champs, j'étais contraint depuis plusieurs jours au silence profond de ma campagne. Quelle chance de trouver ce texte au retour! J'adore ce ton chantonnant mi-figue mi-raisin. La journée commence sous de bonnes auspices. (j'ignore, et ne vérifie pas, si auspice est féminin, mais ça me plait comme cela. Tirez-en toute conclusion que vous voudrez.)
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J
Je viens de m'apercevoir que j'avais oublé le mot chats dans la phrase "Ses deux CHATS "Buz...Jean-Yves
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<br /> Ca ne m'a pas choqué je croyais que tu parlais des oiseaux!<br /> <br /> <br />
J
J'ai souris en lisant ce texte, car ma soeur qui vient de trouver un nouvel appartement à louer se trouve au dernière étage d'un petit immeuble qui en compte trois. Sur son petit balcon, se trouve depuis peu des crottes d'oiseaux... en levant la tête on peut voir qu'un oiseau a fait son nid et donne a mangé à ses petits. Ses deux "Buz" et "Poupoune" niaquent derière la fenêtre toute la journée.... hi hi hiJean-YvesCOM : http://www.over-blog.com/com-1031727787/Dessinpeinturesautres.htmlPS : pour le verbe niaquer, tu n'as qu'à répéter à haute voix niac niac niac, t'auras une idée du bruit qu'ils font.
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<br /> Il s'en passent  choses près des mansardes! MDR avec ton poscriptum!<br /> <br /> <br />
L
Oh ! la gaffe ! Heureusement que tu es là !
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<br /> Ce n'est vraiment pas grave!<br /> <br /> <br />
L
Plus je relie ce poème et plus je le trouve empreint d'une mélancolie qui me correspond tout à fait. Les mansardes seraient-elles des lieux mélancoliques...A méditer.
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